L'habitat passif
Construire autrement, c’est :
- Isoler par l’extérieur : afin de supprimer les ponts thermiques dans la construction.
- Obtenir des performances thermiques et acoustiques : en utilisant des matériaux dont la résistance thermique est élevée et dont le poids est un atout majeur pour l’acoustique (Loi de masse).
- Utiliser des matériaux de dernière génération : Fixolite, ouate de cellulose, panneaux de laine de bois, menuiseries gaz argon, etc…
- Créer de l’inertie thermique : en utilisant un système constructif reconnu par nos voisins européens. Nous apporterons ainsi une solution au confort d’été, indispensable.
Les blocs monomurs, fabriqués à partir de fibres de bois minéralisées et de ciment, offrent des performances thermiques et acoustiques exceptionnelles. Elles permettent en outre de réduire de manière significative les ponts thermiques, facteurs de déperditions caloriques importantes.
Le rôle du béton est primordial : il est en effet après l’eau et le granit, le matériau possédant la meilleure masse thermique. De plus, son poids est un élément déterminant pour le confort acoustique.
Nous savons tous que pour isoler une maison, il faut avant tout isoler les combles. C’est, en effet, par la toiture que les plus fortes déperditions thermiques ont lieu.
En choisissant votre isolant, vous choisissez aussi d’avoir chaud en hiver et frais en été et non l’inverse. Nous avons sélectionné deux types d’isolants :
- La ouate de cellulose pour ses qualités naturelles, ses excellentes capacités thermiques et son faible coût. C’est cet isolant que l’on mettra dans le cas de combles perdus. La toiture étant ventilée, les apports caloriques dus au soleil seront naturellement évacués et la chaleur des combles ne pénétrera pas dans l’habitat. Nos références en matière d’isolation des combles sont d’obtenir un R de 7 minimum.
- Le deuxième isolant sélectionné est la laine de bois en panneaux. Nous utilisons ce type d’isolant quand nous sommes en combles aménagés ou sous rampant. L’isolant est inséré dans l’épaisseur des chevrons qui peuvent être parfois en double chevronnage pour des épaisseurs de 30 cm. La densité de l’isolant est alors très élevée puisque nous préconisons des isolants de 170 Kg/m3 minimum afin d’offrir une inertie thermique pour lutter contre les surchauffes d’été.
Alu, bois, PVC, mixte bois-alu, toutes les solutions existent… et tous les coûts aussi !
Mais ce n’est pas forcement ces deux critères qu’il faut regarder car en terme de performance, les écarts sont importants entre les matériaux.
Ainsi, les profilés en aluminium, même à rupture de pont thermique sont moins bons que certains profils en PVC et en bois. Les vitrages ont une importance considérable.
Aujourd’hui, le bilan thermique d’un vitrage se calcule entre ses déperditions (coef U) et son facteur solaire (coef G). Pour résumer, mettre du triple vitrage au sud serait intéressant en terme de maîtrise des déperditions, mais forcément mauvais pour le gain solaire. Par contre un triple vitrage au Nord limiterait considérablement les déperditions thermiques des parois vitrées.
Les choix se porteront donc nécessairement sur le terrain du compromis.

Une construction repose sur des fondations, puis vient le plancher.
Deux possibilités : soit une dalle posée sur le sol, appelée communément radier, soit une dalle sur vide sanitaire.
Le choix de l’une ou l’autre solution dépend du sous sol et notament de nappes phréatiques proches. Il vaut mieux une bonne dalle posée sur le sol bien isolée, qu’un vide sanitaire sans isolation. De plus, sachez que le coût d’un vide sanitaire est quasiment le double de celui d’un radier.
